Innovation

De l'innovation et de la création de valeur par la Stratégie Océan Bleu

"Nous réalisons que ce que nous accomplissons n'est qu'une goutte dans l'océan. Mais si cette goutte n'existait pas dans l'océan, elle manquerait." [Mère Teresa]

ocean_bleu(crédit photo)

Certaines décisions se réfléchissent et d'autres se vivent sous l'impulsion. Celle d'écrire à 4 mains nous est venu à la vitesse d'un tweet, et la magie opérât (hormis quelques ajustements de calendriers !) Et pour débuter cette collaboration sous les meilleures augures, parlons d'un livre qui prône avant tout la différentiation (i.e. à se détacher de ses concurrents) et la création.

Publié en 2004, et se basant sur les concepts de Value Innovation, le livre Stratégie Océan Bleu de W. Chan Kim et Renée Mauborgne (deux professeurs à l’INSEAD) appose en tant que postulat qu’une stratégie efficace d’entreprise devrait être basée sur la création de nouveaux espaces stratégiques : des « océans bleus » et de quitter les « océans rouges », lieux de violence (de sang) et de concurrence ardue.

Réunion mercredi 8 septembre à Paris

Réunion mercredi 8 septembre
à partir de 19h30, au 135 bd Hausmann à Paris


Présentation : Innovativ IT

Innover et créer une entreprise

Première de couverture Guide EntrepreneurVoilà ce qu'on peut lire, par exemple dans le dernier Guide des Entrepreneurs - Accompagnements des Start-Up en France (télécharger directement le pdf) :

"On reconnaît les créateurs à leur capacité à générer des innovations de rupture, en avance sur leur temps. Long- temps considérée comme du génie pur et inné, cette aptitude à l'innovation résulterait en fait d'une série de cinq facteurs comportementaux. La bonne nouvelle, c'est que chacun d'entre nous est en mesure d'améliorer ces cinq compétences."

Ce sont les conclusions de la sérieuse Harvard Business Review qui contient une étude conduite par des professeurs de l'école de commerce de la même université (dont le célèbre prof. Clayton Christensen), de l'INSEAD et de Brig- ham Young University. Elle a porté sur plus de 3.000 cadres et 500 entrepreneurs, dont des entretiens avec les fon- dateurs d'Amazon (Jeff Bezos) et de Dell Computeur (Michael Dell).
L'étude démontre en effet que les "grands innovateurs" se démarquent du reste des personnes sondées. En fait, cinq "compétences de découverte" distingueraient ces visionnaires du commun des mortels :

  • L'associativité
  • Le questionnement
  • L'observation
  • L'expérimentation
  • Le réseautage

Qu'en pensez-vous ? Le Personal MBA vous aide-t-il sur ces 5 aspects ?

Le mythe de l'innovation

Avec Franck, nous avons eu le plaisir de participer au dernier Ignite, le 6ème à Paris. Ignite, pour ceux qui ne connaissent pas, a été créé par Tim O'Reilly, fondateur des éditions du même nom, il s'agit d'une rencontre entre geeks, pour présenter un sujet en 20 slides et 20 secondes par slide. Très dynamique donc.

Cet Ignite était un peu spécial car c'était une étape du voyage des Geeks On The Plane, un voyage organisé pour que des entrepreneurs américains découvrent l'Europe et ses entreprises innovantes. 

Parmi les intervenants, je retiens particulièrement la prestation de Mike Butcher (désolé, je n'ai pas trouvé sa présentation) qui a fait un état des start-ups en Europe avec beaucoup de dynamisme. Il a également mis l'accent sur la "faiblesse" des européens en ce qui concerne le marketing, et c'est bien vrai que sur les présentations de la soirée, les américains s'en sortaient bien mieux que les français pour faire passer leur message !

Une autre présentation que je voulais vous faire partager, est celle réalisée par Benjamin Joffe un français qui a travaillé de nombreuses années en Asie et notamment au Japon. Il revient sur le mythe de l'innovation, c'est à dire que l'innovation n'est pas l'essentiel, c'est l'entrepreneur qui permet de transformer l'innovation en succès. Mais je vous laisse découvrir la présentation complète ci-dessous :

Le management orbital, la gestion de projet intégrant la complexité

OYAK-Renault A.

Image via Wikipedia

 

De nos jours, les constructeurs automobiles doivent intégrer un nombre très important d’innovations dans ses nouveaux modèles. Les délais de livraison sont extrêmement difficiles à tenir or le rythme de lancement de nouveaux modèles s’accélèrent d’années en années, devenant même un facteur de succès pour l’entreprise qui sait renouveler rapidement sa gamme. Dans ce contexte, le management de l’innovation prend une part croissante dans la gestion de tel projet et sans démarche adaptée le résultat est loin d’être assuré. Il arrive alors que des innovations annoncées pour un nouveau modèle ne soit pas disponible à temps, décevant ainsi le client.
 
Pour répondre à ces problématiques, les constructeurs automobiles ont mis en oeuvre de nouvelles solutions, par exemple Jacques Civilise a développé chez Renault « le management orbital ». Responsable de nombreux programmes de la Twingo à la Mégane II en passant par l’Espace IV, il a introduit des innovations déployées sur toute la gamme, en un temps record, comme le radar de recul arrière ou le Système de Surveillance de la Pression des Pneus. Répondre à ce besoin de nouvelles fonctionnalités est périlleux eu égard aux contraintes de sécurité et aux responsabilités des constructeurs qui les obligent à rappeler l’ensemble des véhicules qui révèleraient un défaut. Si le succès n’est pas au rendez-vous, les engagements financiers augmentent et engendrent la nécessité d’accorder des rabais.
 
Cette complexité amplifie la diversité des compétences et implique l’intervention de nombreux spécialistes. Il est alors nécessaire de remettre l’homme et la communication au cœur du projet pour gérer celui-ci par les compétences et non par les techniques, d’autant que les membres d’une équipe se relèvent souvent plus compétents que reconnus. Le projet est défini pour apporter une vision partagée par les différents acteurs autour d’un leader qui va diriger et coacher ses équipes. Avec le management orbital, le projet n’est pas géré de manière séquentielle, ni d’un métier à l’autre ni de la recherche à l’industrialisation. Le cœur de l’innovation est clairement identifié par l’équipe, avec ses fonctions et ses composants. A côté de ce premier cercle d’intervenants d’où partent les stratégies, se répartissent les autres intervenants internes et externes en unité de projet dans une sorte de galaxie hors des considérations hiérarchiques. Une des forces de cette approche est d’inclure la complexité de l’organisation humaine au lieu de la cacher derrière une hiérarchie à respecter. De la sorte, le responsable d’une unité du projet peut interpeller un autre membre du projet quelque soit son grade hiérarchique, la priorité étant donnée aux problèmes à résoudre.
flux XML