Management

Managers, pourquoi vos talents partent ?

Une bonne question que beaucoup d'entreprises devraient se poser, pourquoi les personnes les plus talentueuses démissionnent et quittent leur entreprise ?

Jean-Noël Chaintreuil s'appuient sur une infographie réalisée par le Center for Management & Organisation Effectiveness pour lister les 5 raisons principales des départs des talents :

1. La reconnaissance (43%)

Être reconnu et remercier pour son travail, c'est souvent plus important et motivant que même son salaire.

2. La politique interne (35%)

Les guerres de pouvoir, la lourdeur des systèmes...

3. Inadéquation avec son manager direct (31%)

Autoritaire ou changeant d'avis tous les jours, les relations avec son chef jouent beaucoup sur son quotidien, peut être même plus que tout autre sujet !

4. Manque d’autonomie (31%)

Devoir tout faire valider par sa hiérarchie, ne pas se sentir responsable et du coup souvent ne pas être valorisé...

5. Difficultés de l’entreprise (23%)

Quand on ne voit pas l'avenir de l'entreprise sous un bon oeil, on peut préférer de quitter le navire avant qu'il soit trop tard.
 

Pour en savoir plus, je vous conseille de lire l'article de Jean-Noël sur le sujet : Pourquoi les Talents partent ?

Les 25 livres de business qui ont eu le plus d'influence d'après Time

Le TIME Magazine propose la liste des 25 livres de business qui ont eu le plus d'influence, on retrouve de nombreux livres du Personal MBA :

Et vous, quels seraient le ou les livres que vous recommenderiez ?

Pense-bête pour les emails

Il y aura 3 ans cette semaine que je mettais en ligne ce pense-bête, avec l'espoir naïf qu'il éliminerait (ou tout-au-moins réduirait) les emails ridicules avec tout le monde en copie à propos du co-voiturage, les forwards de pseudo-solidarité, les hurlements en MAJUSCULES et autres pourriels stupides.

 

On peut toujours espérer, non?

N'hésitez pas à envoyer ceci à tous ceux qui auraient besoin de le lire:

Seth Godin's blogCe billet est une traduction de "Email checklist (maybe this time it'll work!)" du blog de Seth Godin, avec son aimable accord.

Avant de cliquer sur "ENVOYER" dans votre prochain email, peut-être devriez-vous parcourir cette liste, juste pour être sûr:

1. Est-ce adressé à une seule personne ? (Si oui, allez directement au #10)

2. Puisque c'est destiné à un groupe, ai-je réfléchi à ceux qui se trouvent dans cette liste ?

3. Sont-ils en copie cachée ?

4. Est-ce que chaque personne de cette liste a réellement choisi d'en faire partie? Pas de "plus ou moins", en ont-ils vraiment fait la demande ?

5. Cela signifie donc que si je ne leur envoyais pas cet email, ils s'en plaindraient ?

6. Voir #5. S'ils ne s'en plaindraient pas, alors retirez-les!

7. Ceci veut dire, entre autres, qu'envoyer des mails de manière massive à une liste de blogueurs juste parce qu'ils ont un blog n'est pas correct.

8. On rappelle au passage: la définition du "permission marketing": il s'agit de délivrer des messages attendus, personnels et pertinents à des gens qui souhaitent réellement les recevoir. A aucun moment il ne s'agit de vous et vos besoins en tant qu'émetteur. Ce ne sont peut-être pas mes affaires, mais je vous fais part de mon sentiment (et de celui de vos prospects).

9. Cet email provient-il d'une personne réelle ? Si oui, est-ce que le fait de cliquer sur "Répondre" enverra réellement une réponse à cette personne? (Sinon, changez cela SVP).

10. Ai-je déjà correspondu avec cette personne auparavant ?

11. Vraiment ? Est-ce que j'ai eu une réponse ? (Sinon, reconsidérez ce mail)

12. S'il s'agit d'un mail impromptu, mais dont je suis sur qu'il sera bien accueilli et qu'il ne s'agit pas d'un spam, alors ne vous excusez pas. Si j’ai besoin de m'excuser alors oui, il s'agit d'un spam et je récolterai la punition que je mérite.

13. Suis-je en colère? (Si oui, sauvegardez le mail dans les brouillons et revenez-y une heure plus tard.)

14. Est-ce que je ne serais pas plus efficace en passant un appel téléphonique?

15. Ai-je mis mon chef en copie cachée ? Si oui, que se passera-t-il si le destinataire s'en rend compte?

16. Cet email contient-il quelque chose que je ne souhaiterais pas être vu par la justice, la presse ou mon patron ? (Si oui, cliquez sur "Effacer")

17. Une partie de ce mail est-elle en majuscules ? (Si oui, pensez à la changer).

18. Est-ce en police noire de taille normale ?

19. Ai-je mis mes coordonnées en bas du mail ? (Sinon, pensez à les ajouter).

20. Ai-je inclus une ligne "Sauvons la planète, n'imprimez pas cet email" ? (Si oui, SVP retirez la ligne et reconvertissez vous dans un poste de garde forestier ou de steward).

21. Cet email pourrait-il être plus court ?

22. Y-a-t-il des personnes qui pourraient être retirées de la liste ?

23. Ai-je attaché de très gros fichiers à ce mail ? (Si oui, tapez quelque chose sous google comme "envoyer gros fichiers" et réfléchissez aux options qui se présentent).

24. Ai-je attaché des fichiers qui seraient mieux au format PDF ?

25. Y-a-t-il des :-) ou autres émoticônes ? (Si oui, reconsidérez les).

26. Suis-je en train de transférer le mail de quelqu'un d'autre ? (Si oui, seront-t-ils contents quand ils s'en rendront compte?)

27. Suis-je en train de transférer quelque chose à propos de religion (la mienne ou celle de quelqu'un d'autre) ? (Si oui, effacez).

28. Suis-je en train de transférer quelque chose concernant un virus, une action de solidarité à l'échelle mondiale ou un hoax potentiel? (Si oui, visitez le site http://www.hoaxbuster.com/et vérifiez si c'est vrai).

29. Ai-je cliqué sur "Répondre à tous" ? Si oui, suis-je satisfait de l'avoir fait ? Est-ce que tous les destinataires ont besoin de le recevoir?

30. Suis-je en train de commenter le texte original en apportant une plus-value ? (Envoyer un email qui dit oui à tout n'a pas d'intérêt.)

31. Si cet email est adressé à quelqu'un d’important, est-ce que j’ai vérifié l’orthographe ? (Juste une question).

32. S'il s'agit d'un communiqué de presse, suis-je sûr que le destinataire sera satisfait de le recevoir ? Ou bien suis-je en train de profiter de la nature asymétrique du mail, gratuit à envoyer, investissement important en temps de lecture ou d'effacement?

33. Y-a-t-il de petites créatures animées en bas de ce mail ? D'adorables chattons ? Une quelconque espèce en danger ?

34. Bonus : Y-a-t-il un long paragraphe de décharge légale en bas de cet email ? Pourquoi ?

35. Bonus : Est-ce que la ligne de sujet permet d'anticiper facilement le contenu du mail et éventuellement de le classer correctement ?

36. Si je devais payer le prix d’un timbre pour envoyer cet email, le ferais-je ?

Senior et management

SenoirEncore un très bon article de Seth Godin "Senior Management", qui parle de la place des seniors dans l'entreprise.

Seth Godin remet justement en cause leur place. Il définit les "seniors" comme les personnes qui n'ont pas changé d'entreprise depuis trop longtemps et qui innove pas suffisamment car ne voyant plus les opportunités.

Quelqu'un de plus "frais" dans l'entreprise aurait un regard plus critique, plus novateur.
On dirait presque une revendication de la génération Y !!

De mon côté, j'utilise une astuce pour rafraichir régulièrement mon esprit critique, chaque fois que j'accueille une nouvelle personne dans l'entreprise, je lui demande de me rapporter régulièrement les choses qui la choque, qui l'étonne... Expérience intéressante que je vous conseille.
J'ai un stagiaire en ce moment avec un œil très critique et j'apprécie ses remarques, même celles qui remettent en cause des choses établies.  Encore faut-il l'accepter...
C'est une question de style de management également.

Et vous, que pensez-vous quoi des seniors ? Leur expérience vaut de l'or ? Les habitudes freinent l'entreprise ?

E-school vs B-school, ou "pourquoi les comptables ne gèrent pas de startups"

Fin Avril 2010, la conférence SLLCONF s'est déroulée à San Francisco autour de la mouvance "Startup Lessons Learned" (poussée par Eric Ries). Pendant une journée, divers speakers très intéressants sont intervenus, dont Steve Blank, auteur du livre "Four Steps to the Epiphany", qui figure dans la section "Value-Creation and Design" du PMBA.

La présentation de Steve Blank (qui dure 45 minutes, questions incluses) met en lumière la dichotomie entre les compétances requises pour entreprendre, et celles que l'on apprend lors des MBA pour intégrer le monde "corporate" classique.

Etant donné que l'entreprenariat ET le MBA sont des sujets fondamentaux à My Business Education, cette présentation pose certaines questions très pertinentes et en ferait réfléchir plus d'un! 

Elle mériterait largement d'être débatue lors d'une prochaine session MBE !

Liens vers la video: http://www.justin.tv/startuplessonslearned/b/262670582

Liens vers la liste des videos de la SLLCONF: http://www.justin.tv/startuplessonslearned/all

Réunion le 7 avril 2010

Réunion MyBusinessEducation

Rendez-vous ce mercredi 07 Avril

A partir de 19h30, au 18 Boulevard Arago 75013 Paris. M° Gobelins, ligne 7.

 Actualités

Dolaur parlera de son expérience du BarCamp INRIA, dédié aux projets innovants issus de la recherche.

Un peu de l'esprit de Carnegie

Seth Godin's blogCette article est une traduction de "Losing Andrew Carnegie" du blog de Seth Godin, avec son aimable accord.

Andrew Carnegie [industriel et philanthrope américain] avait l'habitude de dire : "Enlevez mes hommes mais laissez mes usines et vous aurons bientôt de l'herbe partout qui recouvrent le sol des usines... Enlevez mes usines mais conservez mon personnel et bientôt vous aurez une nouvelle usine bien meilleure."

Y-a-t-il encore des grandes entreprises qui raisonnent ainsi de nos jours ?

La plupart des entreprises font le raisonnement inverse. L'usine, les infrastructures, les brevets, les process, les procédures, le manuel, voilà ce qui compte. En effet, c'est ce que demandent les actionnaires.

Il apparaît que le succès survient pour les entreprises atypiques, celles qui retiennent les talents, les personnes irremplaçables, les linchpins [le titre du dernier livre de Seth Godin], les gens qui font une différence. Toute autre chose peut être répliquée facilement et pour pas cher.


Je vous ai proposé cet article, car je suis bien d'accord avec Seth Godin sur la valeur des personnes dans l'entreprise et qu'on oublie le facteur humain bien trop souvent dans les entreprises, encore plus lorsqu'elles ont une certaine taille. A nous donc de faire la différence, de nous faire remarquer et de montrer la valeur de l'humain.

Le mythe de l'innovation

Avec Franck, nous avons eu le plaisir de participer au dernier Ignite, le 6ème à Paris. Ignite, pour ceux qui ne connaissent pas, a été créé par Tim O'Reilly, fondateur des éditions du même nom, il s'agit d'une rencontre entre geeks, pour présenter un sujet en 20 slides et 20 secondes par slide. Très dynamique donc.

Cet Ignite était un peu spécial car c'était une étape du voyage des Geeks On The Plane, un voyage organisé pour que des entrepreneurs américains découvrent l'Europe et ses entreprises innovantes. 

Parmi les intervenants, je retiens particulièrement la prestation de Mike Butcher (désolé, je n'ai pas trouvé sa présentation) qui a fait un état des start-ups en Europe avec beaucoup de dynamisme. Il a également mis l'accent sur la "faiblesse" des européens en ce qui concerne le marketing, et c'est bien vrai que sur les présentations de la soirée, les américains s'en sortaient bien mieux que les français pour faire passer leur message !

Une autre présentation que je voulais vous faire partager, est celle réalisée par Benjamin Joffe un français qui a travaillé de nombreuses années en Asie et notamment au Japon. Il revient sur le mythe de l'innovation, c'est à dire que l'innovation n'est pas l'essentiel, c'est l'entrepreneur qui permet de transformer l'innovation en succès. Mais je vous laisse découvrir la présentation complète ci-dessous :

Quand humour et vie d'entreprise font bon ménage

Complètement impertinent, mais complètement délirant, DRH - La vie de bureau de Nicolas Berthier m'a fait beaucoup rire. Voilà le 1er épisode de la 3ème saison. A découvrir absolument.
 
 

Le management orbital, la gestion de projet intégrant la complexité

OYAK-Renault A.

Image via Wikipedia

 

De nos jours, les constructeurs automobiles doivent intégrer un nombre très important d’innovations dans ses nouveaux modèles. Les délais de livraison sont extrêmement difficiles à tenir or le rythme de lancement de nouveaux modèles s’accélèrent d’années en années, devenant même un facteur de succès pour l’entreprise qui sait renouveler rapidement sa gamme. Dans ce contexte, le management de l’innovation prend une part croissante dans la gestion de tel projet et sans démarche adaptée le résultat est loin d’être assuré. Il arrive alors que des innovations annoncées pour un nouveau modèle ne soit pas disponible à temps, décevant ainsi le client.
 
Pour répondre à ces problématiques, les constructeurs automobiles ont mis en oeuvre de nouvelles solutions, par exemple Jacques Civilise a développé chez Renault « le management orbital ». Responsable de nombreux programmes de la Twingo à la Mégane II en passant par l’Espace IV, il a introduit des innovations déployées sur toute la gamme, en un temps record, comme le radar de recul arrière ou le Système de Surveillance de la Pression des Pneus. Répondre à ce besoin de nouvelles fonctionnalités est périlleux eu égard aux contraintes de sécurité et aux responsabilités des constructeurs qui les obligent à rappeler l’ensemble des véhicules qui révèleraient un défaut. Si le succès n’est pas au rendez-vous, les engagements financiers augmentent et engendrent la nécessité d’accorder des rabais.
 
Cette complexité amplifie la diversité des compétences et implique l’intervention de nombreux spécialistes. Il est alors nécessaire de remettre l’homme et la communication au cœur du projet pour gérer celui-ci par les compétences et non par les techniques, d’autant que les membres d’une équipe se relèvent souvent plus compétents que reconnus. Le projet est défini pour apporter une vision partagée par les différents acteurs autour d’un leader qui va diriger et coacher ses équipes. Avec le management orbital, le projet n’est pas géré de manière séquentielle, ni d’un métier à l’autre ni de la recherche à l’industrialisation. Le cœur de l’innovation est clairement identifié par l’équipe, avec ses fonctions et ses composants. A côté de ce premier cercle d’intervenants d’où partent les stratégies, se répartissent les autres intervenants internes et externes en unité de projet dans une sorte de galaxie hors des considérations hiérarchiques. Une des forces de cette approche est d’inclure la complexité de l’organisation humaine au lieu de la cacher derrière une hiérarchie à respecter. De la sorte, le responsable d’une unité du projet peut interpeller un autre membre du projet quelque soit son grade hiérarchique, la priorité étant donnée aux problèmes à résoudre.
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