Senior et management

SenoirEncore un très bon article de Seth Godin "Senior Management", qui parle de la place des seniors dans l'entreprise.

Seth Godin remet justement en cause leur place. Il définit les "seniors" comme les personnes qui n'ont pas changé d'entreprise depuis trop longtemps et qui innove pas suffisamment car ne voyant plus les opportunités.

Quelqu'un de plus "frais" dans l'entreprise aurait un regard plus critique, plus novateur.
On dirait presque une revendication de la génération Y !!

De mon côté, j'utilise une astuce pour rafraichir régulièrement mon esprit critique, chaque fois que j'accueille une nouvelle personne dans l'entreprise, je lui demande de me rapporter régulièrement les choses qui la choque, qui l'étonne… Expérience intéressante que je vous conseille.
J'ai un stagiaire en ce moment avec un œil très critique et j'apprécie ses remarques, même celles qui remettent en cause des choses établies.  Encore faut-il l'accepter…
C'est une question de style de management également.

Et vous, que pensez-vous quoi des seniors ? Leur expérience vaut de l'or ? Les habitudes freinent l'entreprise ?


Un peu de l’esprit de Carnegie

Andrew Carnegie [industriel et philanthrope américain] avait l’habitude de dire : « Enlevez mes hommes mais laissez mes usines et vous aurons bientôt de l’herbe partout qui recouvrent le sol des usines… Enlevez mes usines mais conservez mon personnel et bientôt vous aurez une nouvelle usine bien meilleure. »…




Le management orbital, la gestion de projet intégrant la complexité

OYAK-Renault A.

Image via Wikipedia

 

De nos jours, les constructeurs automobiles doivent intégrer un nombre très important d’innovations dans ses nouveaux modèles. Les délais de livraison sont extrêmement difficiles à tenir or le rythme de lancement de nouveaux modèles s’accélèrent d’années en années, devenant même un facteur de succès pour l’entreprise qui sait renouveler rapidement sa gamme. Dans ce contexte, le management de l’innovation prend une part croissante dans la gestion de tel projet et sans démarche adaptée le résultat est loin d’être assuré. Il arrive alors que des innovations annoncées pour un nouveau modèle ne soit pas disponible à temps, décevant ainsi le client.
 

, les constructeurs automobiles ont mis en oeuvre de nouvelles solutions, par exemple Jacques Civilise a développé chez Renault « le management orbital ».

 
Cette complexité amplifie la diversité des compétences et implique l’intervention de nombreux spécialistes. Il est alors nécessaire de remettre l’homme et la communication au cœur du projet pour gérer celui-ci par les compétences et non par les techniques, d’autant que les membres d’une équipe se relèvent souvent plus compétents que reconnus. Le projet est défini pour apporter une vision partagée par les différents acteurs autour d’un leader qui va diriger et coacher ses équipes. Avec le management orbital, le projet n’est pas géré de manière séquentielle, ni d’un métier à l’autre ni de la recherche à l’industrialisation. Le cœur de l’innovation est clairement identifié par l’équipe, avec ses fonctions et ses composants. A côté de ce premier cercle d’intervenants d’où partent les stratégies, se répartissent les autres intervenants internes et externes en unité de projet dans une sorte de galaxie hors des considérations hiérarchiques. Une des forces de cette approche est d’inclure la complexité de l’organisation humaine au lieu de la cacher derrière une hiérarchie à respecter. De la sorte, le responsable d’une unité du projet peut interpeller un autre membre du projet quelque soit son grade hiérarchique, la priorité étant donnée aux problèmes à résoudre.